NUMERIQUE OU ANALOGIQUE ?

On peut diviser les obsédés du son en deux tribus bien distinctes : les fanas de l'analogique et ceux du numérique, quoique la tendance soit au compromis chez les premiers.
Voici quelques précisions qui vous permettront d'apprécier les deux systèmes...

Un son est une onde, produite par un objet en vibration. Quand il vibre, cet objet passe par une infinité de positions définissant la courbe sonore (ex : une corde qui vibre passe par une infinité de points dans l'espace) alors que le numérique est basé sur une réduction de ce nombre de points afin d'être exploitable par une machine.
Pour vous faire une idée, imaginez un danseur (ou mieux, une danseuse) en plein soleil (c'est l'analogique) ou en club, devant un strobo (c'est le numérique). C'est une image très exagérée, mais le principe est le même : le soleil diffusant une lumière continue, vous percevez tous les mouvements. En revanche, le strobo n'éclaire que par flashs : vous ne voyez donc que des bribes des mouvements réellement effectués.

Alors une question se pose : pourquoi choisir le numérique si c'est tellement moins bien ? Eh bien imaginez que vous accélérez tellement le strombo que vous n'avez plus tellement de différences pour distinguer les mouvements (Le nombre de fois où le strombo s'allume par seconde, c'est la fréquence). Voilà, vous y êtes, le numérique en est là aujourd'hui : il n'y a plus beaucoup de différences, mais il en reste. Bon, mais ça n'explique toujours pas pourquoi dans 99% des cas, on choisit du numérique. Tout simplement parce que les données numériques ne s'altèrent pas : alors que l'analogique véhicule un signal qui s'affaiblit et gagne en souffle à chaque appareil de la chaine, le numérique transmet des chiffres qui sont immuables. Autres raisons : le numérique est beaucoup moins cher et plus facile à mettre en œuvre !

Alors que reste t'il à l'analogique ? Hormis sa qualité de définition, tous ses défauts, le fait qu'il soit imparfait ajoute de la chaleur au son, des surprises (bonnes ou mauvaises).

En ce qui concerne les claviers, sur un synthé analogique, le son est plus riche et varie en fonction de la chaleur des composants, faisant découvrir de nouveaux sons, obligeant à rechercher toujours mieux : rien à voir avec la nouvelle génération de synthés pseudo-analogiques, qui ont en revanche l'avantage de garantir de retrouver ses sons et de les modifier que quand on leur demande.

Bref, créativité et bordel ambiant ou travail propre en toute sécurité : choisi ton camp, camarade !

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